Journée mondiale de lutte contre l’hépatite : Sos hépatites Guinée sonne l’alerte et appelle à une prise de conscience

Le monde célèbre le 28 juillet de chaque année la journée mondiale de lutte contre l’hépatite. L’objectif est de mieux faire connaître  l’hépatite virale qui cause de graves dommages au foie. Cette année, le thème retenu est « l’hépatite ne peut plus attendre.

En Guinée aussi, la maladie constitue une problématique de santé publique. Les autorités sanitaires évoquent une prévalence allant de 9 à 11 pourcent. Les formes B et C de la malade sont les plus courantes et il existe plusieurs modes de transmission. « le virus de l’hépatite B est 100 fois plus contagieux que le VIH que nous connaissons. Il se transmet par contact avec tous les liquides et sécrétions biologiques. La voie sanguine, les rapports sexuels, la transmission de la mère à l’enfant et à travers des aiguilles et seringues souillées », explique docteur Boubacar Bobo Diallo, médecin à SOS hépatites Guinée.

Les hépatites B et C entraînent 1,1 million de décès et 3 millions de nouvelles infections par an. La plupart des personnes infectées vont éliminer les virus naturellement mais chez d’autres, la maladie va résister dans l’organisme et causer à la longue des cirrhoses et même des cancers du foie.

C’est pourquoi, il est important de rechercher l’hépatite très tôt surtout chez la femme enceinte au cours du sixième mois de grossesse. « Un enfant qui a contracté le virus à partir de sa maman a 95 pourcent de risque d’avoir un cancer du foie. Nous avons eu des filles de 18 ans qui sont mortes de ce cancer », indique le président de SOS hépatites Guinée  docteur  Abdourahmane Djouria Diallo,  en conférence de presse à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’hépatite.

Sa structure est à plus de 5000 malades suivis depuis 2012. Ce spécialiste en hépato gastroentérologie  appelle à des mesures urgentes, dont un dépistage à l’échelle national, la formation du personnel de santé et la prise en charge de l’hépatite, qui est loin d’être à la portée de tous.

Depuis 2018, le programme national de lutte contre le VIH en Guinée prend  aussi  en compte les hépatites.  Un plan stratégique national est élaboré,  mais pour l’instant les lignes n’ont pas beaucoup bougé.
Harissatou Sow pour Guisanteplus.com

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